
seule avec ma colère et ma tristesse
et ce gros caca.
Et si j’avais « cherché » cette violence de ma mère, mon âme qui l’avait cherchée
et moi je me retrouve avec,
la même,
même histoire répétée.
C’est quand j’exagère qu’il part en vrille, c’est quand je suis habitée d’un vouloir de contrôle et de contrainte
et moi, enfant la même chose, refus d’être contrôlée, refus d’être contrainte, qu’il part en vrille,
répétition
et cette solitude que je comble par tous les moyens possibles,
et cette colère alors d’où ? d’où vient-elle ? du fond des âges,
refus de faire, refus d’abdiquer
et cette colère de ne pouvoir soumettre,
soumettre l’autre
suis-je dans ces aspirations de le soumettre moi-même ?
ne pas le reconnaître comme capable ?
et moi la même resurgence,
envoyez moi des signes, expliquez mon trouble, ma violence, les coups et ma tristesse
expliquez d’où ça vient
pourquoi JE comme ELLE, la même, pas dressée, pas domptée,
besoin de comprendre, cette violence sournoise.
ce pain noir, cette aura de détresse, ce noir de fond, cette eau croupie
croupir, eau croupie, s’accroupir
la croupe, le dos
ne plus tenir debout face à cette violence,
elle disait souvent vouloir en mourrir, je la comprends,
ne plus être capable de gérer le caca,
et mon fils comme moi, idem m’affronte comme je l’ai affronté, elle,
pour libérer, libérer quoi ? cette incompréhension du monde
ce ILS sont méchants
construire un demain moins vulnérable, être capable de nommer ?
je ne comprends pas, je cherche
et les coups qui pleuvent comme des clous.
Incertitude, flottement,
sur cette avalange qui fond sur moi.