inspiration de l’Art de la joie (Goliarda Sapienza) – Atelier d’écriture à Théâtre National de Marseille La Criée mars 2026
Car quand ? A partir de quand ? Quand peut-on être libres quand on naît femmes ? A partir de quand cesse le carcan, quand ?
La domination sur moi, sur elles ? Les devoirs, les concessions, l’obligation d’être pour quelqu’un : une femme, mais jamais, pour soi-même, only.
Se fâner à force de besognes, de tâches et de renoncements. Se résigner à n’être qu’un double. Une demi-liberté pour soi, une moitié de soi et ignorer l’autre SOI. Mentir à Soi et pourrir en Soi un peu et toujours plus. Car quand, cela cesse ?
Un miroir qui fâne peu à peu mon image, un poison à force d’essayer de toutes ses forces de correspondre.
Evider et récurrer des parties de Soi pour correspondre à l’idéal que l’autre veut ! Femme !
Car quand peut-on être libre, soi, ni princesse, ni p…, ni machine, ni sommée de faire, dire, accomplir ou enfanter. Infantilisée par nature, si responsable pourtant.
Etre dénaturée par un dominant-société, un dominant-mari, un dominant-barbecue, un dominant-employeur, un dominant-histoire, un dominant-rôle.
La noirceur poussant à l’intérieur, et des cris d’être toujours forcée à copuler, à accepter, à être manipulée, à s’illusionner. Empêchée d’être soi. Mariée. Car quand ? Cela cessera ?
Faire taire un Soi, couper le soi-Fort et le rendre petit comme un rat piégé cherchant une issue.
L’autre exerce son pouvoir sur, Sûr de lui, Sûr de son droit à …
Car quand ? Car quand cela cessera ?